L’ostéopathie viscérale

L’ostéopathie viscérale a pour but l’investigation des organes (foie, cœur, reins…), des viscères (estomac, intestin grêle…), mais également des membranes en rapport avec les muscles et viscères du corps humain: les fasciae.

Le concept d’ostéopathie viscérale

Ostéopathie viscérale

Le concept d’ostéopathie viscérale est repris par Barral et Mercier où ils y décrivent trois types de mouvements propres au sein de l’abdomen :

La motricité : c’est le mouvement passif des organes lié aux modifications cinétiques du corps humain sous l’influence du système locomoteur, résultant lui-même du système nerveux central : SNC (activité physique, torsion du tronc …).

La mobilité : c’est un mouvement automatique organique sous couvert du système nerveux végétatif : SNV. Ses automatismes sont « le mouvement respiratoire diaphragmatique», « le mouvement cardiaque» et « le péristaltisme organique ».

La motilité : c’est un phénomène intrinsèque lent et de faible amplitude. Ce mouvement est totalement indépendant des influences extérieures.

Les organes et viscères représentant la cavité abdominale sont évidemment liés et donnent le concept « d’articulation viscérale » de part des surfaces de glissement (séreuses, liquide séreux et cartilage articulaire) et des systèmes d’attaches (méso, épiploon, ligament…).  Ainsi, il peut être évoqué la notion de structure tissulaire qui est activement maintenue par un principe d’affinité entre les cellules. Les molécules d’adhérence représentent la base, les tissus conjonctifs et épithéliaux représentent les deux extrémités ; et en dedans, la matrice et le système d’adhérence intercellulaire jouent le rôle de structure.

Identifier les perturbations

Pour l’ostéopathe, une perturbation de ce système entraîne des fixations ou adhérences dues à divers facteurs (opérations, pathologies infectieuses ou inflammatoires…). Il doit donc, dans son diagnostic, s’appuyer sur plusieurs tests. Ces tests permettent d’aiguiller le praticien sur les structures abdominales en manque de mouvement. Ainsi il peut effectuer le traitement approprié.

Ostéopathie viscérale

Le rôle de l’ostéopathe

L’ostéopathie viscérale a une grande importance. En effet un trouble digestif peut être à l’origine de diverses douleurs mais également d’un déséquilibre postural mettant le corps dans un mauvais positionnement. Ce dernier peu par la suite engendrer de nouvelles douleurs et ainsi de suite. D’où la principale tâche de l’ostéopathe : remonter jusqu’à la cause primaire. L’ostéopathe, dans son traitement, doit dans la grande majorité des cas mêler à la fois l’ostéopathie viscérale, l’ostéopathie musculo-squelettique, l’ostéopathie fasciale et l’ostéopathie crânienne car pour celui-ci tout est lié dans le corps humain.

Les motifs de consultation

L’ostéopathie viscérale est le plus souvent utilisée lors de motifs de consultation qui s’avèrent être liés à des troubles digestifs, comme par exemple :

  • Cervicalgies, dorsalgies ou lombalgies
  • Maux de tête
  • Constipation
  • Diarrhée
  • Ballonnements
  • Flatulences
  • Douleurs abdominales
  • Séquelles de chirurgie
  • Séquelles de pathologie
  • Brûlures d’estomac
  • Reflux gastro oesophagien
  • Anxiété – stress
  • Latéroversion utérine